Rouler en peloton sécuritairement est sans doute le sujet le
plus abordé entre cyclistes depuis quelques années. Avec raison, le cyclisme
est en forte progression. De plus en plus de gens commencent à en faire, ils y
prennent goût et s’enrôlent dans des clubs de vélo pour s’améliorer et pour se
situer dans leur progression. Et c'est tout à fait normal! Tous les sportifs quel qu’il
soit, compétitif ou pas, espère toujours s’améliorer, même s’il prétend le
contraire. Même le cycliste qui
enfourche sa bicyclette que pour se déplacer, donc pour répondre à un besoin
essentiellement utilitaire, voudra améliorer sa conduite dans le trafic,
développer un instinct et des techniques qui lui permettront de survivre dans le trafic. Vous voyez? S’améliorer, voire apprendre à rouler seul ou en groupe
peut prendre pas mal plus de temps qu’on pense. Il en est de même dans tout,
mais bon, il y aura toujours des « Jos connaissant »
D’ailleurs, une grosse partit du problème et là. Tout le
monde croit avoir acquis toutes les techniques et habilités pour rouler en
peloton, voire même seuls. Oui oui, on peut causer un accident ou se planter
soi-même par maladresse. On a pas toujours besoin de quelqu’un pour nous faire
tomber, je pourrais le dire à bien du monde autour de moi qui se croient les
maîtres penseurs de la bicyclette.
L’arrivée massive de plusieurs nouveaux adeptes, l’apparition
de nouveaux clubs de vélo partout au Québec et la croissance fulgurante de
randonnées de toutes sortes pour des fins caritatives ou pour le dépassement de
soi, ont obligé les clubs à développer avec raisons des encadreurs de peloton,
afin de s’assurer qu’il y ait le moins d’accidents possible. De toute façon, ce
n’est pas bon pour le sport et encore plus pour un club de vélo d’avoir la
réputation d’avoir des membres qui roulent en innocents causant des chutes fréquemment.
Le cyclisme d’entraînement est un sport dangereux et trop de
monde l’oubli, ne se sente pas concerné. Tout le monde roule en innocent sauf eux! Cela fait en sorte que beaucoup de
cyclistes se croient le meilleur de son bled et deviennent
un risque élevé pour leurs pairs qui les accompagnent, parce qu’ils ignorent plusieurs règles élémentaires de sécurité sur la pratique du vélo.
Je ne m’attarderai pas ici aux règles de la sécurité
routière, à l’obligation de faire ses arrêts, de signaler ses dépassements, ses
virages afin que le cycliste devienne un meilleur citoyen sur la route dans
la perspective de favoriser une meilleure cohabitation avec les automobilistes.
Vélo-Québec fait souvent campagne sur ces aspects et je les endosse
assurément.
Non! Les risques auxquels je veux m’attarder aujourd’hui sont
ceux que nous prenons nous-mêmes cyclistes et qui peuvent provoquer de
graves chutes comme il m’arrive d’en voir de plus en plus chaque été. Ce sont
les mêmes scénarios qui se répètent sans cesse. Malgré les consignes faites par
les encadreurs, les clubs de vélo ou les organisateurs de randonnées, des
cyclistes novices, parfois et souvent plus expérimentés que d’autres, se
plantent ou en font planter d’autres!
Évidemment, les propos et observations que je vais faire
sont de mon initiative, n’engagent que moi-même et pourraient remettre même en
question certaines règles qu’on enseigne aux encadreurs de peloton.
Connaissance de soi et humilité
Je vais commencer par certains traits de caractère des David
Veilleux et Hugo Houle en devenir :
- Arrêtez de vous prendre
pour eux. Vous commencez dans ce sport? Sachez qu’il est complexe et qu’il
nécessite, comme un plongeur, des répétitions et des répétitions des mêmes
mouvements, des heures et des heures d’entrainement pour ne pas causer
d’éclaboussure dans la piscine et dans votre cas, cela peut s’agir d’une
chute causant à vous ou à d’autres de graves blessures. Capich?
- Soyez humble.
Entourez-vous de cyclistes plus expérimentés qui vous donneront des
conseils et des trucs pour améliorer votre tenue de route. Écoutez-les et
arrêtez de les obstiner et de vous trouver mille et une excuses pour
expliquer vos maladresses. Écoutez, tentez de comprendre et mettez en
application leurs consignes, point à la ligne!
- Allez chercher de la
rétroaction auprès de ces personnes et passer de nombreuses heures en
selle à pratiquer ce qu’elles vous conseillent de faire.
- Sortez avec des gens de
votre calibre. Faites attention à ces gérants d’estrade autour de vous, qui
ne connaissent rien au vélo, et qui vous diront que vous êtes prêt à rouler
dans le groupe de vitesse supérieur à ce que vous êtes habitué. Ah remarquez que cela est peut-être possible
aussi, mais si vous n’êtes pas capable d’en rouler 50 tout seul à un ou deux kilomètres heures de moins que la vitesse moyenne souhaitée, bien oubliez cela! Vous n’êtes pas rendu là tout simplement. Si vous vous entêtez à le faire, vous allez être stressé face à ces cyclistes plus rapides que vous, vous allez être tendu
mentalement et surtout physiquement. Vous risquerez de causer des
accidents sans vous en apercevoir et vous passerez pour un dangereux qu’on ne voudra plus jamais
avoir dans son peloton! Est-ce ce que c’est cela que vous voulez?
- Roulez et roulez des
heures et des heures. Il faut que vous en arriviez à rouler à toutes les
vitesses et efforts avec calme et confiance. Il faut que vous maîtrisiez
la conduite de votre vélo dans toutes les positions de conduite avant de
vous aventurer dans les pelotons. La règle d’or est d’être détendu sur son vélo,
car si celui-ci est un vrai bolide comme vous ne devriez peut-être ne même
pas avoir, il aura des réactions que vous ne saurez pas maîtriser. Seules
les nombreuses heures en selle vous permettront de bien comprendre ses
réactions et d’acquérir cette stabilité et fluidité sur la route. Vous
voyez ce que je veux dire? De ne pas avoir l’air de ceux qui zigzaguent
sur le chemin à chaque coup de pédale, parce qu’ils n’ont pas encore maîtrisé
le parfait coup de pédale qui marie puissance, souplesse et fluidité!
- Vous devez boire en
roulant sans avoir peur, remettre votre bouteille dans son porte-bouteille
sans le regarder trop longtemps, au risque d’entraîner tous vos
amis(e) au sol pendant que vous le remisez. Ah oui, on ne boit pas la main dans les drops du guidon ou
sur les cocottes. On boit en stabilisant la conduite de son guidon sur la
barre horizontale à mi-chemin entre la cocotte et la potence. La seule
façon de garder l’équilibre d’une main en conduisant, si jamais vous passez
dans un trou ou une craque imprévisible. C’est la même technique qui
s’applique lorsque vous devez aller chercher de quoi dans vos poches arrière.
Si vous ne maîtrisez pas cela, demandez un arrêt. Ce n’est pas le temps de
pratiquer cela en peloton Bon Dieu! Dans le même ordre d’idée, arrêter de
regarder constamment votre cassette arrière pour savoir sur quelle vitesse
vous êtes. Apprenez à changer de vitesses instinctivement selon vos sensations dans votre coup de pédale. Cette habilité à changer de vitesse au bon
moment pour garder la cadence est le trait qui caractérise le mieux le
cycliste d’expérience. Autre chose vous rendant très dangereux sur la
route, arrêtez de consulter à tout moment vos équipements sensoriels sur
votre guidon cibol! Quand je vois cela le monde checker leurs fréquences
cardiaques, alors qu’ils s’en vont tout croche!
- Regardez toujours en avant
ou rarement sur les côtés (max 45 degrés) au besoin, mais jamais en
arrière. Vous êtes responsable en quelque sorte de la sécurité de vos
arrières et pour ce faire, vous devez rouler à vitesse constante et ce
n’est pas en regardant en arrière que vous allez y parvenir. Surtout que les inexpérimentés changent de direction en regardant en arrière! C’est en
demeurant concentrer sur le rythme du peloton, sur le terrain qui s’annonce
devant lui tout en prévoyant la réaction de celui que vous suivez, que
vous réussirez à assurer votre sécurité et de celui qui vous suit.
- Si vous regardez en avant
comme il faut, vous parviendrez avec le temps à analyser
le terrain qui s’en vient sans même que le cycliste ne vous signale les
trous, parce que vous deviendrez habitué à voir le pavé qui vient au bas
des aisselles du cycliste que vous suivez. Puis, si c’est vous qui êtes
surpris par une imperfection de la route à la dernière minute et que vous
n’êtes pas capable de sauter par-dessus, bien passez dedans en vous
reculant légèrement sur votre siège pour alléger le poids de votre vélo à
l’avant. Vous ne l’avez jamais fait? Bien, faites-le en entrainement.
Sauter par-dessus les obstacles que vous connaissez bien. Pas compliqué, c’est
plein de trous icitt!. Ne faites surtout pas des virages brusques pour
éviter un trou ciboirrrr. Tout doit s’éviter progressivement. Ça fait que
regardez en avant. Le cycliste à l’arrière, s’il est intelligent, suivra progressivement
lui aussi votre changement de direction et verra ce trou lui aussi,
passera à côté et comprendra pourquoi vous vous êtes déplacé doucement de
la sorte. Il appréciera votre roue et vous le mettrez en confiance. Il
dira à tous ses amis que vous êtes une bonne roue. Je n’en reviens tout
simplement pas de voir encore des cyclistes d’expérience donner des coups
de guidon à la dernière minute pour tout et rien! Ils font sursauter le
cycliste qui les suit et risquent à tout bout de champ de l’amener au sol!
Zigzaguer sur une bicyclette est une habilité de cirque, pas de peloton
ok?
- Faites une légère
accélération ou augmentez votre vitesse assis un peu avant de vous lever
en danseuse sur votre bike pour que celui-ci ne recule pas ou s’immobilise
momentanément lorsque vous vous levez. Et si vous aimez dire Up avant de
vous lever, dites-le donc avant de vous lever. Cette technique devient
particulièrement cruciale et importante lorsque vous vous exécutez dans le
début d’une montée alors que tout le monde arrive en pleine vitesse par l’arrière
et qu’ils n’ont pas encore compris que vous êtes en déficit d’effort…j’en
vois encore qui disent Up en même temps qu'ils se lèvent fiou!!! Pour atténuer
ce risque, suivez toujours votre roue légèrement à l’arrière sur la droite
ou la gauche de celle-ci, de sorte que s’il y a changement de rythme inattendu
de sa part, vous vous retrouverez sur les côtés de sa roue et non dedans!
- Arrêtez de placoter à
moins que vous soyez entre amis intimes en balade du dimanche sur une
route déserte. Vous raconterez comment ont été vos dernières vacances
autour d’un verre après la ride. Pour ceux qui me connaissent, est-ce que
vous m'entendez placoter durant une ride? J’ai 30 ans
d’expérience et je la ferme quand je roule au train! Pis, quand j’en ai un
qui veut me faire la conversation, j’adopte une attitude polie, désintéressée, qui coupe court à la conversation! Serez-vous gêné de la faire à l’avenir?
J’espère que non.
Bon! Passons aux règles qui ne font pas toujours l’unanimité. Plusieurs encadreurs et cyclistes ne l’entendent pas toujours de la même façon sur la manière de se
comporter en peloton. J’ai déjà écrit un petit papier sur la question, mais
cette fois-ci, je vais tenter d’être un peu plus nuancé :
- Savez-vous pourquoi on
appelle « donner ou prendre un relais » pour un changement de
cycliste à la tête d’un peloton? C’est parce que celui qui prend le
relais, le prend sans accélérer et celui qui le donne le donne pour ne pas
se faire « Câlisser une mine (accélération) dans face! Comprenez-vous
cela? Relisez-la cette phrase pour être bien certain de l’avoir bien comprise
SVP. Ça fait que les Égos forts qui veulent prouver à tout le monde qu’ils
sont capables d’élever le rythme, qu’ils veulent montrer qu’ils sont en
forme doivent se calmer le pompon. En accélérant de la sorte, vous créez
un élastique en arrière et vous compliquez la tâche à votre relayeur afin
qu’il ait le temps de bien s’installer en arrière de la file. Vous voulez encore
passer pour un cycliste qui sait rouler? Qui a de l’expérience? Bien,
regardez la vitesse que le relais vous a été passé et maintenez cette
vitesse pendant le temps qu’il lui faudra pour s’installer à l’arrière et
vous accélérerez que doucement et progressivement, seulement si personne
ne crie moins un et qu’il règne une entente implicite dans votre groupe à
supporter votre rythme. Je n’ai pas dit « Coco » de faire
exploser le groupe à tout coup que tu prends le relais! Ton expérience te
dira jusqu’à quelle vitesse tu peux élever le rythme. Encore là, si vous
respectez cette règle, on vous appréciera. On dira de vous que vous êtes
un excellent rouleur, un gentleman. Que vous savez rouler plutôt qu’un
tabarnac qui ne comprends jamais rien et qu’on ne veut plus avoir dans son
groupe, parce que vous foutez la marde constamment. En conclusion, cela
veut donc dire que le peloton peut rouler légèrement à différentes
vitesses en harmonie avec les capacités de ses membres. Cela signifie que
les plus faibles devront forcer peut-être un peu plus que les plus forts
et si la moyenne recherchée par le groupe au départ est respectée, malgré
ces petits changements de rythmes bien normaux, bien tout est ti-guidou quant
à moi! Si cela ne fait pas votre affaire et que vous décrochez constamment
à ces changements de rythme, vous n’êtes pas dans le bon groupe et
l’encadreur pourrait vous inviter à vous laisser redescendre dans le
groupe suivant. Un cycliste qui est dans le bon groupe ne se formalise pas
de ces changements de rythme bien calculé qui font partie d'une sortie en bonne et due forme. Je ne vois pas pourquoi un groupe
entier serait pénalisé par quelqu’un qui ne s’est pas bien évalué avant de
partir comme je l’ai mentionné plus tôt.
Tenir sa position ou pas dans le peloton et le tempo à
garder en montée et descente. Bon! Enfin nous y voilà!
- Un bon peloton composé de
cyclistes d’expérience se respectent entre eux, même s’il peut être
composé de maillons parfois plus faibles. On garde sa position dans le
peloton en arrière de celui qu’on suit, et on laisse le meneur donner le
rythme qu’il est prêt à supporter, sur le plat, dans une montée comme DANS
UNE DESCENTE. ARRÊTEZ de vouloir vous mettre en évidence en voulant
prouver que vous êtes le meilleur grimpeur ou descendeur de la gang! Si c’est
votre but, prenez votre licence à la Fédé et allez courir sur le circuit
amateur du Québec ou inscrivez-vous à toutes les cyclos qui existent. Y en
a en masse! Vous allez avoir les conditions idéales pour tester ce que
vous valez. Je vous rappelle que le but recherché dans un club est de
rouler en groupe à une vitesse qui nous convient en toute sécurité. Cette
règle devrait prévaloir sur les parcours de semaine et de fin de semaine
qui sont souvent sur des reliefs variés, c’est-à-dire avec des côtes et
descentes mais de courtes distances. Ces parcours sont souvent plus techniques que
les longues montées qu’on peut faire lors des voyages de fin de semaine ou
sur de rares parcours dans la région de Québec offrant de longues montée et
descentes. Je m’explique. Si le peloton monte le chemin de la bute à Saint-Augustin-de-Desmaures,
la côte du lac Saint-Joseph, qui est étroite et très passante, les faux
plats du Petit Capsa, les bosses de la route des Érables, les petites
montées du chemin de la Grande ligne, vous voyez un peu de quels reliefs et
difficultés je parle, bien le peloton devrait garder sa formation sur
toute sa montée. En fin de semaine dernière par exemple, avec un peloton un peu plus fort que moi, je me suis souvent retrouvé à l’avant face à
des montées et j’ai évidemment gardé le relais, ce qu’il faut faire d’ailleurs
en ces circonstances, pour ne pas à se retrouver soudainement à l’arrière pour s’accrocher à un relais plus fort que le sien. Or, personne ne m’a passé et dieu sait que j’étais accompagné
de « Beef » qui aurait pu me déposer là n’importe quand! C’est
mon relais, je l’ai pris accoté comme je le voulais et on a respecté mon rythme.
Voilà un bon peloton! Nous sommes arrivés sur la 105 aux State la semaine
dernière sur une montée de 11 kilos, nous serions arrivés sur la montée de
St-Tite l’autre côté de Saint-Féréol, la montée du Lac Sergent sur le
retour de St-Raymond, sur la côte de l’église à Val-Bélair, bien là c’est
toute autre chose! Fuck la Gazelle, on se retrouvera en haut mon homme,
non pas à un rythme de course dans le sens que tout le monde « s’ennarve »
en bas à trois de large en danseuse pour se swinger dans côte!! Non non!
On passe le meneur du peloton à la file indienne ou sur un dépassement sécuritaire
et serré, un à la fois sur tous et chacun, n’oublions pas que nous sommes
sur une nationale et que des autos peuvent s’en venir de l’arrière. On s’attendra
en haut. Il s’agit d’une longue difficulté qu’il est bon de monter à son
rythme, de se défier intelligemment et voir comment on peut se comporter
dedans et dans laquelle on ne devrait pas entendre l’encadreur crier après
tout le monde de ralentir. Seulement dire, « on s'attend en haut gang! »
- Même chose dans une
descente. On se retrouve dans la descente de la côte de St-Félix à Cap-Rouge,
les trois bosses des Équerres, la même côte du Lac St-Joseph, la côte
Gagnon ou des descentes abruptes sur courtes distances, idéalement le meneur du peloton à
ces sommets devrait être un bon descendeur, puis si ce n’est pas le cas, qu’il se
tasse et laisse sa place à un quelqu’un de plus rapide, mais le peloton une
fois engagé dans la descente garde sa formation! Pas question de
dépasser qui que ce soit. On applique un léger freinage si le peloton ne
descend pas assez vite. Cette règle de conduite fait également partie des
bons rouleurs, des bons pelotons sécuritaires. On respecte le meneur de peloton
dans la descente comme dans la montée de tantôt. N’oubliez pas qu’il
mouline à l’avant lui là dans le vent pour vous donner de la vitesse à l’arrière
alors que vous « drafter ». C’est pour cette raison qu’il ne
faut pas chercher nécessairement à prendre le « lead » si vous n’êtes
pas du genre à descendre rapidement. C’est votre relais? Vous y tenez? Vous
y allez, good, alors mesdames et messieurs, respecter votre meneur même s’il
est lent et adaptez-vous à son rythme! ARRÊTEZ de sortir sur les côtés de votre roue
pour venir le stresser! Vous n’avez pas d’affaire là. CAPICH? Si cela se
produit, c’est que vous ne savez pas rouler et n’êtes pas capable d’appliquer
ce léger freinage pour garder votre place en file indienne dans la
descente. Bon, la route est large, la descente est très longue et
sécuritaire, même si c’est plus dangereux qu’en montée, le peloton est
composé de cyclistes d’expérience, il y a toujours moyen de donner du lousse
à certains d’entre eux, qui voudront se laisser aller totalement dans la
descente en leur laissant l’opportunité d’effectuer des dépassements tout
aussi sécuritaires et serrés qu’en montée pour évidemment ne pas prendre
toute la voie bien sûr. C’est ce qui s’est produit avec ma formation sur
la descente de Jay Peak dans le Vermont en fin de semaine dernière sur 8
kilos. Étant tous des cyclistes d’expérience, les plus prudents sont
demeurés à l’arrière et les plus audacieux se sont laissés aller à tombeau
ouvert. Si nous avions eu un encadreur pour nous dire de garder notre
formation, cela n’aurait pas marché. Encore là, on s’est regroupé en bas
pour reprendre notre formation. Sur plein d’autres descentes, la totalité je
dirais, nous avons toujours respecté notre meneur de peloton. Et si malgré
cela, on en a perdu quelques-un, parce que le peloton a été un peu trop
rapide pour eux, nous les avons attendus en bas. Ce n’est pas plus
compliqué que cela.
Alors comme vous voyez, rien n’est vraiment coupé au couteau.
C’est pour cette raison l’autre jour que j’ai été très critique envers une
philosophie d’encadrement qui était beaucoup trop sévère pour notre niveau d’expérience.
Je félicite les encadreurs pour leur travail. Ils sont indispensables, mais leur
travail doit s’adapter au groupe qu’ils encadrent et au niveau de danger qu’ils
détectent dès le départ de leur formation. Cela demande du jugement et de la
diplomatie bien évidemment pour apporter les correctifs nécessaires.
j’espère que je vous aurai fait réfléchir un peu sur votre
façon de vous comporter en peloton. Je le répète. Il ne s’agit que de mon opinion et elle
n’engage personne d’autres. C’est la façon que je dirige mes sorties et je n’ai
aucune chute à mon crédit parce que c’est de même que ça marche.
Alors, bonne route en toute sécurité et amusez-vous bien.
Coach BOB la gazelle!
--------- __o
------- _-\ <,' Aussi
un rouleur!
----- (_)/(_)
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