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vendredi 27 mai 2022

Les malaises à vélo

Quand j’ai commencé à faire du vélo, il y a de nombreuses années, s’il y avait une question qui nous préoccupait par rapport à la pratique du vélo, on obtenait une réponse par nos amis (e) cyclistes autour de soi ou bien par notre conseiller en magasin où on avait acheté notre monture. Évidemment, les questions qu’on se posait à l’époque étaient beaucoup moins nombreuses et surtout différentes de celles qu’on voit aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Un peu normal. Comme dans toutes les disciplines, tout est plus spécialisé ; nutrition, entraînement, routes, triathlon, montagne, débutant, expert et les vêtements, tiens comme par exemple ma copine Ann de Lekkla Cycling Couture, qui s’est efforcée de développer une ligne de vêtement confortable avec des matériaux de qualité. D’ailleurs, je les apprécie. Très confortable et bien ajusté. 

Pause à Windy Point
Mount Lemon 2022
Si à l’époque on ressentait un quelconque malaise, un inconfort à vélo du temps que j’étais coureur, on pouvait procéder soi-même ou avec l’aide de son conseiller à un petit rajustement de son positionnement à vélo par la technique du fil aux genoux descendant vers l’axe de la pédale et tester ces petits ajustements sur quelques sorties, parce que notre corps peut prendre quelques heures, voire quelques jours de selle avant d’envoyer ses messages. Une fois la bonne hauteur et l’avancement de selle déterminée, il ne restait qu’à changer au besoin la longueur de la potence au guidon pour encore répondre aux standards toujours actuels de la position des bras selon le type de cyclisme qu’on aime pratiquer. Encore là, les spécialistes du positionnement me diront que les ajustements sont beaucoup plus complexes que le petit résumé que je viens de vous faire. Soit ! 

Cependant, quand je lis les « appels à tous » faits par les cyclistes sur les réseaux sociaux, vous savez les réseaux sociaux sont devenus pour certains comme le cabinet chez le psychologue ou pour d’autres l’occasion de jouer au psy, bien j’ai l’impression d’être en présence d’obsessions compulsives de se trouver des malaises à vélo. C’est l’état de détresse !

C’est certain que le sport s’est popularisé. Dans mon temps quand j’allais chez Demers, Gagné Vélo-Skis, Bicycle Record, Centre du bicycle Ste-Foy, on ne voyait que les mêmes faces, la petite communauté de coureurs et de cyclo sportifs avancés. Le monsieur madame tout le monde d’autrefois, qui faisaient du vélo utilitaire ou plutôt de loisir, parce que le vélo d’entrainement comme aujourd’hui était assez marginal, ces gens-là se croisaient chez Chinic, Canadian Tire ou dans de petites boutiques de vélo de quartier qui ne vendaient que du vélo pour la famille. 

Autant on fait parfois le reproche aux jeunes d’aujourd’hui de vouloir devenir VP de la Cie avant d’avoir gravi les échelons, vivre dans l’immédiateté comme on dit, bien les nouveaux adeptes de vélo d’aujourd’hui ne sont pas mieux en voulant devenir des Hugo Houle ou des Guillaume Boivin immédiatement. Et on ne parle plus de jeunes ici. On s’achète des machines à 10 000 $, des équipements à la fine pointe du marché, puis si on ressent un petit malaise quelque part, c’est un problème de positionnement ! C’est la solution miracle. Tous les malaises ressentis en pratiquant le vélo n’ont pas leur raison d’être. Selon le cycliste ou les psys du Web, le vélo est un sport qui se pratique sans douleur et cela devrait être comme écouter la tv bien caler dans un bon sofa ! 

Certes que lorsqu’on s’achète un vélo, usagé ou pas, un ajustement des composantes à sa silhouette s’impose. D’ailleurs, les boutiques qui se respectent ont toutes des conseillers ou de l’équipement pour procéder à ces ajustements. N’oublions pas tous les spécialistes dans le domaine qui ont surgi et qui doivent faire des affaires d’or. Et bien malgré cette conscientisation de plus en plus forte de l’importance d’être bien ajusté et bien il s’en trouve, à ce que je peux lire, à ressentir des malaises de toutes sortes, même après en avoir rencontré plusieurs. Ils ressentent une douleur, un certain malaise, une tension quelque part et je ne sais pas pourquoi, mais ils ne devraient pas ! Le vélo ne devrait pas être comme la course à pied! Bien moi, ça fait 35 ans que je fais du vélo assez intensément, j’ai expérimenté tous les ajustements possibles jusqu’à celui que j’ai depuis des décennies et vous savez quoi, j’ai encore de petits malaises quand je pousse une bonne sortie ! Puis, pas toujours à la même place. Cela va dépendre du terrain de la journée, le rythme que j’y suis allé, la météo, des fois avec qui j’y suis allé, oui parce que l’orgueil me pousse encore à pousser mes limites trop loin. 

À chaque printemps vous savez, c’est le même rituel, les mêmes inconforts qui surgissent. Que ce soit une possible douleur aux genoux, une tension dans le cou, aux épaules, aux cuisses, aux fessiers, aux mollets, le réveil d’une crampe, et quoi d’autre encore, je les rencontre encore presque tous à mes débuts de chaque saison ! Que voulez-vous ? On sort son corps de l’hibernation et même si on se croit prêt par notre préparation en ski de fond, le spinning, la musculation en salle, embarquez sur sa petite selle étroite de vélo de route le vent dans le piff au printemps, hors des essieux fixés au sol dans son salon n’est pas du tout la même affaire. Vous exigez soudainement à votre corps, sur une période assez longue, d’effectuer des efforts sur une autre posture à laquelle votre corps n’est pas encore habitué. Vous vous imaginez le traumatisme que vous provoquez à toutes ces petites fibres musculaires qui étaient moins sollicitées par vos activités passées ? Pas plus tard qu’au printemps, j’en suis à mes premières danseuses et en me rassoyant au sommet d’une butte, une petite tire inégale un peu trop brusque d’une jambe pour me ramener assis et bang ! J’ai ressenti un petit pincement. Un ptit nerf forcé, le sciatique, je ne sais pas trop, je ne suis pas physio, mais j’ai ressenti une douleur sur le bord extérieur du genou pendant pas moins de 3 semaines aussitôt que je forçais de la même façon. Une petite inflammation faut croire. Je suis en Arizona il y a 2 semaines. Le Mount Lemon est le défi du voyage. 44 km de montée sur 2 000 M, une durée de plus de 3 heures pour un cycliste de ma trempe et de mon âge. Premier test, le faire à moitié la 1e semaine en préparation et tentative vers le sommet la 2e semaine intercalée de quelques journées avec moins de dénivelés. Après la journée de préparation sur 22 kilos, jamais je n’avais ressenti autant de douleurs au dos de ma vie. J’ai dit à mon chum « Cimonac man, je ne serais jamais capable de monter en haut, je vais casser en deux avant ! » Et bien, après quelques jours plus tranquilles, de la glace aux genoux et au dos en soirée en prenant mon vino, je me suis élancé à bloc sur la montée, 3 h pile en conditions de vent difficile et aucun malaise aux dos. En temps normal, je dois me reposer le lendemain et je me suis surpris à faire un 85 kilos au train en guise de récupération. Plus aucun mal! 

Votre corps a besoin de préparation. Respectez son rythme et malgré un bon positionnement, dites-vous que rien n’est gagné si vous n’adoptez pas les bonnes stratégies de développement de votre forme et d’acclimatation à différentes positions sur son vélo. Parce que savoir se positionner sur son vélo et savoir pédaler selon le terrain que vous affrontez peut prendre des années pour certains. Comme je l’ai déjà dit dans un autre papier. Ce n’est pas tout d’avoir une Ferrari avec un banc moulé. Il faut savoir la conduire. 

Vous aimeriez recevoir du feed back sur vos aptitudes et habilités. Rien de plus simple. Juste me contacter et il me fera plaisir de faire une petite sortie en votre compagnie.

 https://rouleraquebec.blogspot.com/p/sorties-de-perfectionnement-avec-coach.html

 

Coach BOB la gazelle !
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samedi 14 mai 2022

Tucson 2022


Cela me fait drôle de retourner à Tucson pour un voyage de vélo au printemps de la sorte après plus de 10 ans. C’est un peu comme un retour aux sources, puisque Tucson fut ma première destination de voyages de vélo en avion.

Qui d’autre qu’Alain, mon chum qui m’y invita la première fois, pouvait me convaincre d’y retourner à nouveau ? Après quelques séjours en Europe avant la pandémie, ma copine Line voulait y aller depuis longtemps. Elle était aussi très intéressée par cette région pour sa flore et ses oiseaux.

Disons le tout de suite, la raison pour venir en Arizona pour un voyage de vélo au printemps, quoique les 2 premières de mai comme nous avons fait c’est trop chaud, C’est pour la température. Il fait beau, il fait chaud, c’est sec et même si le vent peut se mettre de la partie en après-midi, who cares ? À quoi bon regarder les prévisions météorologiques ? Ensoleillé, aucun nuage, vent du sud-ouest 20 km/h, 26C à 34 C That’s it ! Contrairement à l’Europe, plus densément peuplée, avec ses petits villages enclavés dans les vallées luxuriantes ou nichés au sommet de montagnes avec sa cuisine, sa culture et son histoire riche, ici c’est le désert, des cactus, de la roche, des ranchs ou de modestes agriculteurs avant d’arriver dans des arrondissements ou villes de riches banlieusards installés ici pour toutes sortes de raisons. La cuisine ? Je ne m’aventurerai pas trop. Je suis demeuré dans les mêmes sentiers qu’autrefois. C’est américain. Çà, manque un peu de finesse. De belles jeunes filles bien moulées pour te servir, de grosses assiettes et la carte des vins n’est pas très élaborée. Une nourriture influencée par le Mexique et par sa population qui y réside. C’est un voyage de vélo !

Demeure luxueuse dans le
quartier Alta Vista
Un point de vue sur le désert
                           Vue de Tucson du Nord de la ville

La ville n’a pas tellement changé à part le trafic plus dense. Ses principaux grands axes routiers sont les mêmes. Certains se sont un peu dégradés et d’autres entièrement refaits à neuf. Au moins on restaure plus que chez nous ! Le campus universitaire et ses alentours où nous avons l’habitude de nous installer sont toujours aussi attrayants et on se compte chanceux de pouvoir compter sur Fair Wheel bike https://www.fairwheelbikes.com/ une boutique de vélo, dont le personnel est toujours là pour nous dépanner. Sur-le-champ comme cela, Alain s’est fait réparer un câble de dérailleur, Line se faire changer une cassette pour un développement plus souple, et moi remplacer un senseur de cadence. Étonnamment, même s’ils sont sujets à des ruptures de stock comme ici au Québec pour les raisons que vous connaissez, ils nous disent être encore capables de s’approvisionner. Donc, l’adresse en ville par excellence, vous la connaissez !

Piste cyclable
Boullevard ou rue de transit














Centre commercial en
vieux conteneurs restaurés
Depuis 2013, bientôt 10 ans, Tucson a poursuivi ses efforts pour faciliter les déplacements en ville à vélo. Toujours reconnue pour ses beaux corridors cyclables peints aux grands carrefours de ses grands boulevards, la ville a amélioré sa signalisation pour nous permettre de reconnaitre les boulevards offrant des accotements plus larges favorisant la présence de vélos. C’est ce qu’ils appellent « Bike route ». Si tu y restes et que tu respectes les règles, tu ne te feras pas klaxonner, mais si tu te comportes en Québécois, disons, bien tu vas te faire ramener à l’ordre, voire crier après. Ici, l’automobile heuuuu, le Pick Up est roi et maître, c’est une religion, sans compter que le port d’armes est autorisé, alors si tu ne maitrises pas trop l’anglais t’es mieux de laisser tomber tes fingers en l’air et contrôler ton tempérament !

Petits cafés de quartier
accessible par la rue
L’autre nouveauté très en vogue et mise sur pied par le comté de Pima, l’administration qui englobe toutes les municipalités ou arrondissements de Tucson, est le développement de ce qu’on appelle ici « The Loop » https://webcms.pima.gov/government/the_loop/ un vaste réseau de pistes cyclables super bien aménagées avec lieux de repos, eau et toilettes, qui fait les 4 coins cardinaux de la ville. À la limite, tu peux même faire le tour de la ville. Cette Loop peut faire au-delà de 100 kilos. Mes amis l’ont adopté passablement pour leurs sorties et j’avoue que pour se mettre en jambes les premiers jours hors du trafic, c’est le fun, mais je m’y suis vite lassé, parce qu’on n’apprend pas à se repérer en ville. Malgré la signalisation qui y figure, je préfère rouler sur les boulevards, me rappeler de leurs noms, leur sens (Est-Ouest/Nord-Sud), voir les quartiers de près, immeubles, maisons, restaurants, boutiques, etc.­ Et comme je suis un routier, mes destinations sont ordinairement hors de ce périmètre, alors je me repère pas mal plus facilement si je connais les boulevards qui me mènent chez nous.

Sommairement, c’est un bel endroit. C’est une valeur sûre pour le vélo. L’environnement n’est pas très varié, mais on ne se lasse pas de regarder ces chaînes de montagne grises et ocres qui nous entourent ou si on veut s’y aventurer.


Mes parcours préférés sont toujours les mêmes;

* Gate Pass vers l’ouest aller/retour ou en remontant vers Picture Rock pour revenir par la ville;

* Green Valley vers le sud par Mission Road et retour par le Blv Nogales

* Spanish Trail jusqu’à Colossal Cave;

* Faire les nord de la ville par les grands boulevards en Est comme en Ouest vers Oro Valley ou Sabino Canyon;

* Et l’incontournable Mount Lemmon qui est sans doute l’attraction #1 des cyclistes qui viennent ici; 44 kilos d’ascension et plus de 1 700 M de dénivelé.

Pour terminer, si j’ai un conseil à vous donner, apportez-vous des pneus de rechange et arriver avec une bonne pneumatique parce qu’à 38C, le caoutchouc ramollit et l’usure est beaucoup plus rapide que dans le nord. Attention aux arrêts en bordure de route dans le sable ou les épines de cactus. Crevaison assurée.

Bon voyage et si vous désirez plus d’information, n’hésitez pas.


Coach BOB la gazelle !
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samedi 23 avril 2022

Ma rivière Jacques-Cartier

Bon début de saison à vous tous et toutes


 

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