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vendredi 6 mars 2020

Portugal 2020


Vous vous imaginez ? Cela fait 10 mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles. Cela remonte à quand je vous ai annoncé combien j’étais heureux de me faire faire une petite intervention pour guérir ma fibrillation auriculaire. C’était plus précisément le 26 avril dernier, quand je vous avais écrit un texte sur l’invincibilité. Aviez-vous aimé ? Moi j’ai adoré. Un de meilleurs textes.

Alors, écoutez, plusieurs d’entre vous sont déjà au courant. L’intervention s’est très bien déroulée. Je suis presque redevenu un homme neuf. Je dis « presque » parce que les médecins m’ont dit de faire quand même attention. Que des gars dans mon genre peuvent à tout moment repartir. Je dis cela à ma blonde des fois. Je pense qu’elle ne comprend pas lol. Enfin! J’ai dû prendre une couple de semaines de congé et même un peu plus, puis j’ai repris le collier où j’étais 3 ans auparavant. Ce n’est pas fantastique cela ?! Je me suis mis à battre tous les segments et temps que je faisais les 2 derniers étés sur les pilules qui, comme vous le savez, empêchaient mon cœur de monter. Bien là, je la voyais s’en venir la christ de côte et je me disais, regarde c’est le test mon Bob! Bang! Je la sautais!

Mais l’année n’a pas été plus facile pour autant. La santé de ma mère a diminué beaucoup. Elle est maintenant placée et j’accompagne ma sœur dans divers autres problèmes de santé comme le cancer du sein. J’ai une couple de chums qui vivent de très dures épreuves, la vie est vraiment injuste et une couple d’autres m’ont abandonné pour un monde meilleur je me dis toujours. Je n’ai pas pris de vacances à vrai dire depuis longtemps et je suis en mode solution pour essayer de passer un jour en mode 65. C’est encore un rêve, bien honnêtement. Mon conseiller financier m’a fortement conseillé de m’accrocher jusqu’à 70. Ça fait que je m’accroche. Mais maudit que cela devient difficile de plus en plus…

Bon ! Ça fait les histoires sombres! Hey ! Savez-vous quoi ? Je fais faire un voyage de vélo très prochainement à la mi-avril. Fuck le Corona Virus de marde ! On part pareil. Souhaitons qu’il ne se répande pas trop au Portugal dans le sud de l’Algarve. 
Bensafrim
Sommet de la Sierra de Monchique


Montée vers Marmalete
Village de Monchique

















Nous sommes 10 à voler pour Lisbonne le 9 avril prochain pour 2 semaines. Un beau groupe. On va avoir du fun. Une fois-là, on loue une voiture Line et moi, et on s’installe à Portimao sur le bord de la mer au Sud du pays dans une villa mes chers amis de gens riches et célèbres. Attendez de voir les photos avec ma grosse face en front ! Tout ce qui nous manque, c’est une bonne ! Tu sais une bonne Bonne ! On a décidé de louer nos vélos à part cela. Au prix que nous chargeait Air Canada et ce qu’il nous en coutait là-bas pour en louer, cela a été facile de faire 1 + 1 fait 2. Des vélos en carbone de marque italienne bien shinés au « Purell » montés en 105. Cela devrait faire la job. Puis, ne plus avoir à trainer cela dans les aéroports, trouver les taxis assez grands pour 2 boites, puis les monter cimonac ! J’en ai 2 à monter moi, vous savez. Ne demandez pas à ma blonde de faire cela là là ! Je l’ai gâtée dès le début, ça fait que là je suis faite. Si jamais je lui disais tu montes ton vélo, tu le nettoies, entretiens la chaîne maintenant, elle va me dire TU NE M’AIMES PLUS MON CHÉRI ?! Qu’est-ce qu’un gars fait dans ce temps-là pour ne pas avoir à s’étendre sur la question, le sujet c’est une autre affaire quand même, bin y monte et démonte les vélos, puis les entretiens.

Dans les faits, on devait faire ce voyage seules. Puis finalement, nous nous sommes dit pourquoi ne pas en faire profiter à des amis. Du tout inclus pour eux; logistique, horaires, vols, location de vélo, circuits, recherches touristiques, etc., etc. À chaque fois, je me dis, « boff ce ne sera pas compliqué », mais dans ce cas-ci, nous nous en allons en terres inconnues. Il y a bien une couple de grossistes en voyage qui organisent des voyages au Portugal, Vélo-Québec entre autres, mais ils n’y font qu’une incursion sur une courte durée et sur un parcours linéaire, alors que nous y serons 2 semaines en boucle à partir d’un seul endroit. C'est du gros ouvrage. Une chose est certaine. Si vous finissez par aimer notre voyage et que vous souhaitez faire de même un jour, vous n’aurez qu’à me contacter.

Pis vous autres? Quoi de neuf? Avez hâte aux doux rayons de soleil du printemps? Moi je pense qu’il sera précoce.

En terminant, y a-t-il des sujets que vous souhaiteriez que je traite? Faites-moi de vos suggestions. D’ici là, j’espère vous donner de nos nouvelles lors de notre arrivée en Europe.


Coach BOB la gazelle !
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vendredi 26 avril 2019

L'invincibilité

Sans être un historien, et dieu sait que je n’en suis pas un, ni un philosophe, quoique je pourrais en être un plus qu’historien, je suis tout de même sociologue de formation vous savez, je m’amusais dernièrement à jongler avec les mots pour tenter d’expliquer pourquoi nous nous acharnons tant à nous améliorer dans un sport, dans une discipline, dans un jeu même, comme plusieurs de nos enfants tentent de faire au détriment d’autres combats comme dans leurs études ou lors d’un premier travail par exemple.

Est-ce que je me trompe ? Il me semble que nous sommes de plus en plus nombreux à être dans cette quête non pas de l’amour, mais de l’invincibilité.

En me référant ici et là sur la définition de « invincible », dont « l’invincibilité » est le substantif, je suis linguiste aussi à mes heures, j’y ai découvert qu’être invincible, c’est ce qui est impossible de vaincre au combat, dans les compétitions, être imbattable. C’est pour cette invincibilité qu’encore aujourd’hui des nations, des armées tentent d’être invincible tels les chefs guerrier qui ont vainement tenté de faire pour protéger leurs terres des envahisseurs. Invincible veut dire qui résiste à, qui est victorieux, qu’il est impossible de dominer, qu’on ne peut venir à bout. Je l’aime bien cette dernière image « Qu’on ne peut venir à boutt » elle me laisse plus de latitude. Je peux intégrer cet idéal ou adapter mon désir d’invincibilité dans un processus, dans un continuum, dans une situation qui me pardonne d’être vaincu. Oui c’est cela ! Parce que qui veut être invincible prend le risque d’être vaincu et dans l’histoire, être vaincu voulait dire mourir pour l’honneur, pour la patrie, pour la cause. J’ai toujours cru un peu d’ailleurs que le suicide était un peu lié à ce sentiment d’échec face à quelque chose que seule la mort apaisera. 

N’est-ce pas ce sentiment d’invincibilité que les gens ressentent en regardant tous ces films à héros, à gros monstres qui réussissent à battre le méchant, les Rocky de ce monde. Quand on voit cette espèce de brute russe immense se faire vaincre par Rocky à bout de ressource, on ne peut s’empêcher de dire « Wow ! Il l’a eu le gros tabernacle » !

Comment se fait-il que nous soyons si nombreux en quête de cette victoire, de ce sentiment d’invincibilité ? Est-ce parce que c’est rendu de plus en plus difficile de se faire gratifier, de se faire dire que nous sommes bons ? Ou qu’on ait décidé d’aseptiser la vie de toutes compétitions par crainte de complexer les jeunes à l’école par exemple ? Au travail même, où les gratifications se font de plus en plus rares au point de rendre les employés complètement désabusés ?

La pratique du vélo serait-elle devenue comme la planche de salut du mortel, qui tente désespérément de survivre dans un monde de compétition, qu’on cherche à enfouir sous le tapis, parce qu’il ne faut surtout pas faire peur à personne en disant que la vie est belle, alors qu’elle est un réel combat ?

Dans mon cas, la pratique du vélo a sauvé ma vie de tout sentiment d’autodestruction. Chaque victoire, si petite soit-elle, m’a permis d’affronter les obstacles de la vie avec un certain optimiste, avec confiance. Pourquoi ? Parce que j’ai dû relativiser plusieurs échecs et me relever après chacun et ce, plus que dans n’importe laquelle autre sphère de ma vie. C’est pour cela qu’il est important de se dire entre nous que nous sommes bons, lorsque nous faisons des efforts, comme le high five que nous partageons tous ensemble après une bonne sortie de vélo, une bonne séance d’entrainement au gym. "Je me suis donné aujourd'hui". "J’ai même tout donné !" Je n’aurais pu faire mieux, mais plus encore, j’ai comme eu le sentiment que j’étais imbattable, invincible. Ce combat, je le fais avec moi-même. Je suis heureux de me féliciter, mais j’ai besoin aussi de cette complicité de mes paires, qui comprennent ce que je ressens et à quoi je carbure.

J’ai appris que je vais me faire opérer pour ma fibrillation cardiaque mercredi prochain. On va tenter de rafistoler mon bloc moteur, mon carburateur, ma chambre à combustion comme on ajuste un dérailleur de vélo qui fait défaut. Ça va faire bientôt 2 ans que j’attends après ce moment. Est-ce que cela va fonctionner ? Vais-je pouvoir retrouver tous les moyens d’un cycliste de 65 ans comme je souhaitais l'être ? 

Après qu’on m’eut appelé hier pour m’annoncer la nouvelle, malgré le temps maussade, j’ai enfourché ma bécane pour un 35 kilos roulés au train en solitaire à près de 29 de moyenne. Tiens toé ! Dans pas grand temps, je vais te vaincre. Je serai invincible ! 

Coach BOB la gazelle !
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jeudi 11 avril 2019

Wonderful Losers, ces « Gregarios » du cyclisme

Bonjour tout le monde,

Toujours en attente de mon opération pour ma fibrillation auriculaire, jumelée à un paquet de choses personnelles qui m’empêchent de m’éloigner pour un voyage de vélo au printemps comme j’ai toujours fait, font que je n’ai pas le cœur à la fête. Je ne m’entraîne pas fort, donc la forme n’est pas là et je prie pour que les doux rayons de soleil, qui se font toujours attendre, me permettent un jour de reprendre vie. Le moral est bas.

Heureusement, la lecture de mon vélo Mag (avril 2019) avec les actualités de David Desjardins m’a sorti de cette torpeur du printemps. Voici la chronique qu’il a rédigée sur ce film « Wonderful Losers » qu’on retrouve actuellement sur Vimeo et que je suis allé chercher bien évidemment. En voici la bande annonce.


J’ai retracé également une couple d’articles sur le film que voici et qui décrivent assez bien le film et les émotions que j’ai ressenties en le visionnant. 




Pour ceux qui ont lu mon histoire de vie que j’ai mise en ligne ici récemment, ou pour mes coéquipiers de l’époque, ceux-ci comprendront pourquoi j’ai été épris de ce film malgré quelques critiques sévères de certains auditeurs qui n’ont pas su lire entre les lignes. D’ailleurs, le revoir une 2e fois, suite à la lecture de ces éditoriaux, m’a permis de mieux apprécier les personnages, ces porteurs d’eau du peloton, qu’on n’entend parler presque jamais. En passant, c’est le fun que le réalisateur, Arunas Matelis, un lithuanien, ait choisi parmi tant d’autres coéquipiers Svein Tuft un cycliste canadien que j’ai toujours admiré. Les propos de son coach sur son compte décrivent bien le personnage et l’effet bénéfique qu’il devait avoir sur ses coéquipiers, qui lui ont ben rendu lors d’une course. Un passage émouvant !

Ce film m’a rappelé que je dois regarder en avant, arrêter de me plaindre et ne pas trop m’apitoyer sur mon sort. Cela pourrait être bin pire.

À voir pour les grands amateurs de course à vélo !

Bonne journée

Coach BOB la gazelle !
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