Quand j’ai commencé à faire du vélo, il y a de nombreuses années, s’il
y avait une question qui nous préoccupait par rapport à la pratique du vélo, on
obtenait une réponse par nos amis (e) cyclistes autour de soi ou bien par notre
conseiller en magasin où on avait acheté notre monture. Évidemment, les
questions qu’on se posait à l’époque étaient beaucoup moins nombreuses et
surtout différentes de celles qu’on voit aujourd’hui sur les réseaux sociaux.
Un peu normal. Comme dans toutes les disciplines, tout est plus spécialisé ;
nutrition, entraînement, routes, triathlon, montagne, débutant, expert et les
vêtements, tiens comme par exemple ma copine Ann de Lekkla Cycling Couture, qui
s’est efforcée de développer une ligne de vêtement confortable avec des
matériaux de qualité. D’ailleurs, je les apprécie. Très confortable et bien ajusté.
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Pause à Windy Point Mount Lemon 2022 |
Si à l’époque on ressentait un quelconque malaise, un inconfort à vélo
du temps que j’étais coureur, on pouvait procéder soi-même ou avec l’aide de
son conseiller à un petit rajustement de son positionnement à vélo par la
technique du fil aux genoux descendant vers l’axe de la pédale et tester ces
petits ajustements sur quelques sorties, parce que notre corps peut prendre
quelques heures, voire quelques jours de selle avant d’envoyer ses messages.
Une fois la bonne hauteur et l’avancement de selle déterminée, il ne restait
qu’à changer au besoin la longueur de la potence au guidon pour encore répondre
aux standards toujours actuels de la position des bras selon le type de
cyclisme qu’on aime pratiquer. Encore là, les spécialistes du positionnement me
diront que les ajustements sont beaucoup plus complexes que le petit résumé que
je viens de vous faire. Soit !
Cependant, quand je lis les « appels à tous » faits par les
cyclistes sur les réseaux sociaux, vous savez les réseaux sociaux sont devenus
pour certains comme le cabinet chez le psychologue ou pour d’autres l’occasion de
jouer au psy, bien j’ai l’impression d’être en présence d’obsessions compulsives de se trouver des malaises à vélo. C’est l’état de détresse !
C’est certain que le sport s’est popularisé. Dans mon temps quand
j’allais chez Demers, Gagné Vélo-Skis, Bicycle Record, Centre du bicycle
Ste-Foy, on ne voyait que les mêmes faces, la petite communauté de coureurs et
de cyclo sportifs avancés. Le monsieur madame tout le monde d’autrefois, qui
faisaient du vélo utilitaire ou plutôt de loisir, parce que le vélo
d’entrainement comme aujourd’hui était assez marginal, ces gens-là se
croisaient chez Chinic, Canadian Tire ou dans de petites boutiques de vélo de
quartier qui ne vendaient que du vélo pour la famille.
Autant on fait parfois le reproche aux jeunes d’aujourd’hui de vouloir
devenir VP de la Cie avant d’avoir gravi les échelons, vivre dans l’immédiateté
comme on dit, bien les nouveaux adeptes de vélo d’aujourd’hui ne sont pas mieux
en voulant devenir des Hugo Houle ou des Guillaume Boivin immédiatement. Et on
ne parle plus de jeunes ici. On s’achète des machines à 10 000 $, des
équipements à la fine pointe du marché, puis si on ressent un petit malaise
quelque part, c’est un problème de positionnement ! C’est la solution miracle. Tous
les malaises ressentis en pratiquant le vélo n’ont pas leur raison d’être.
Selon le cycliste ou les psys du Web, le vélo est un sport qui se pratique sans
douleur et cela devrait être comme écouter la tv bien caler dans un bon sofa !
Certes que lorsqu’on s’achète un vélo, usagé ou pas, un ajustement des
composantes à sa silhouette s’impose. D’ailleurs, les boutiques qui se
respectent ont toutes des conseillers ou de l’équipement pour procéder à ces ajustements.
N’oublions pas tous les spécialistes dans le domaine qui ont surgi et qui
doivent faire des affaires d’or. Et bien malgré cette conscientisation de plus
en plus forte de l’importance d’être bien ajusté et bien il s’en trouve, à ce
que je peux lire, à ressentir des malaises de toutes sortes, même après en avoir
rencontré plusieurs. Ils ressentent une douleur, un certain malaise, une
tension quelque part et je ne sais pas pourquoi, mais ils ne devraient pas ! Le
vélo ne devrait pas être comme la course à pied! Bien moi, ça fait 35 ans que
je fais du vélo assez intensément, j’ai expérimenté tous les ajustements
possibles jusqu’à celui que j’ai depuis des décennies et vous savez quoi, j’ai
encore de petits malaises quand je pousse une bonne sortie ! Puis, pas toujours
à la même place. Cela va dépendre du terrain de la journée, le rythme que j’y
suis allé, la météo, des fois avec qui j’y suis allé, oui parce que l’orgueil
me pousse encore à pousser mes limites trop loin.
À chaque printemps vous savez, c’est le même rituel, les mêmes
inconforts qui surgissent. Que ce soit une possible douleur aux genoux, une
tension dans le cou, aux épaules, aux cuisses, aux fessiers, aux mollets, le
réveil d’une crampe, et quoi d’autre encore, je les rencontre encore presque
tous à mes débuts de chaque saison ! Que voulez-vous ? On sort son corps de l’hibernation
et même si on se croit prêt par notre préparation en ski de fond, le spinning,
la musculation en salle, embarquez sur sa petite selle étroite de vélo de route
le vent dans le piff au printemps, hors des essieux fixés au sol dans son salon
n’est pas du tout la même affaire. Vous exigez soudainement à votre corps, sur
une période assez longue, d’effectuer des efforts sur une autre posture à
laquelle votre corps n’est pas encore habitué. Vous vous imaginez le
traumatisme que vous provoquez à toutes ces petites fibres musculaires qui
étaient moins sollicitées par vos activités passées ? Pas plus tard qu’au
printemps, j’en suis à mes premières danseuses et en me rassoyant au sommet
d’une butte, une petite tire inégale un peu trop brusque d’une jambe pour me
ramener assis et bang ! J’ai ressenti un petit pincement. Un ptit nerf forcé, le
sciatique, je ne sais pas trop, je ne suis pas physio, mais j’ai ressenti une
douleur sur le bord extérieur du genou pendant pas moins de 3 semaines aussitôt
que je forçais de la même façon. Une petite inflammation faut croire. Je suis
en Arizona il y a 2 semaines. Le Mount Lemon est le défi du voyage. 44 km
de montée sur 2 000 M, une durée de plus de 3 heures pour un cycliste de
ma trempe et de mon âge. Premier test, le faire à moitié la 1e
semaine en préparation et tentative vers le sommet la 2e semaine
intercalée de quelques journées avec moins de dénivelés. Après la journée de
préparation sur 22 kilos, jamais je n’avais ressenti autant de douleurs au dos
de ma vie. J’ai dit à mon chum « Cimonac man, je ne serais jamais capable de
monter en haut, je vais casser en deux avant ! » Et bien, après quelques jours
plus tranquilles, de la glace aux genoux et au dos en soirée en prenant mon
vino, je me suis élancé à bloc sur la montée, 3 h pile en conditions de
vent difficile et aucun malaise aux dos. En temps normal, je dois me reposer le
lendemain et je me suis surpris à faire un 85 kilos au train en guise de
récupération. Plus aucun mal!
Votre corps a besoin de préparation. Respectez son rythme et malgré un
bon positionnement, dites-vous que rien n’est gagné si vous n’adoptez pas les
bonnes stratégies de développement de votre forme et d’acclimatation à
différentes positions sur son vélo. Parce que savoir se positionner sur son
vélo et savoir pédaler selon le terrain que vous affrontez peut prendre des
années pour certains. Comme je l’ai déjà dit dans un autre papier. Ce n’est pas
tout d’avoir une Ferrari avec un banc moulé. Il faut savoir la conduire.
Vous aimeriez recevoir du feed back sur vos aptitudes et habilités.
Rien de plus simple. Juste me contacter et il me fera plaisir de faire une
petite sortie en votre compagnie.
https://rouleraquebec.blogspot.com/p/sorties-de-perfectionnement-avec-coach.html
Coach BOB la gazelle !
--------- __o
------- _-\ <,' Aussi un rouleur !
----- (_)/(_)
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