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mardi 6 septembre 2016

Lake Placid septembre 2016

L’automne dernier, je trouvais un peu décourageant et surtout un peu désolant pour notre tourisme que tous les Québécois se dirigent vers les États du Nord-Est des États-Unis pour y effectuer des voyages de vélo autant de route que de montagne. Pour ce qui est de la montagne, je trouvais que le Bras du Nord dans Portneuf tout comme certains circuits en Estrie n’avaient rien à envier à Burke, mais bon…

En ce qui concerne les adeptes de route, je me disais qu’à certains égards, la province du Québec offre de fichues de belles régions pour rouler ou pour y organiser des voyages de fin de semaine de 3 jours comme mes 2 clubs de vélo organisent régulièrement chaque année. Je m’étais même permis d’écrire aux régions touristiques les mieux placées pour  recevoir cette clientèle de cyclo sportif ou d’entrainement pour leur demander de me faire valoir leur région dans un papier que j’aurais rédigé sur cette question, qui se serait intitulé disons « Voyages en vélo, pourquoi s’enfuir du Québec ? ». Les agents en tourisme ont été très coopératifs et se sont fait un plaisir de m’écrire pour me faire parvenir les liens sur leur site Internet, qui font valoir les attraits de leur région en rapport avec le vélo. Quelques régions se positionnaient nettement mieux que d’autres, mais c’était très décevant pour les cyclistes de notre genre, qui n’en ont rien à cirer avec le circuit des pistes cyclables et les points d’intérêts en agrotourisme, même si je peux nettement comprendre leurs stratégies de s’adresser à cette clientèle plutôt familiale ou dont l’état d’esprit est davantage tourné vers le cyclotourisme ou les randonnées bucoliques. 

Et même à cela, on a du gros chemin à faire, ne serait-ce que pour l’entretien de nos routes. Je reviens justement cette année du Grand Tour Desjardins et ça été désolant pour ne pas dire décourageant de rouler en Outaouais sur des routes aussi mauvaises, qui ont d’ailleurs causé plusieurs chutes semble-t-il. Et après, les instances touristiques se plaignent qu’il soit difficile d’attirer les cyclistes chez eux, une clientèle de plus en plus payante !! Mais de qui relève cet entretien des routes? Les MRC? Les Municipalités? Le Ministère des Transports pour les tronçons interrégional? En tout cas, si on veut attirer du monde chez nous, entre autres les Américains, nos voisins d’à côté, disons, on a du gros travail à faire. Puis, pour terminer mon édito de ce matin, disons que malgré une nette amélioration des Québécois pour le respect des cyclistes sur nos routes, on a encore du gros travail de sensibilisation à faire. 

Or cet été, mes 2 clubs de vélo nous ont conviés dans le New Hampshire dans le secteur de North Conway au Mont Washington et en fin de semaine dernière à Lake Placid pour entre autres attraits, pour faire la montée Whiteface, qui offrirait une difficulté s’apparentant à celle de l’Alpe du Huez, avec 1 100 M sur 13 kilos à 8,5 % d moyenne!

Quelques groupes heureux de leur accomplissement au sommet.


Mon groupe au sommet, JP Lapointe, Claude Caillé et sa femme Lucie
 moi-même et Jacques Cloutier








La vue du haut du chateau avec le dernier lacet
Devrais-je les critiquer les organisations de mes clubs de m’avoir organisé ces voyages où nous y avons laissé ma blonde et moi plus de 1 000 $ en dépenses diverses? La réponse est définitivement non! Dans un cas comme dans l’autre, nous avons été hébergés dans des complexes hôteliers capables de recevoir une quarantaine de cyclistes dans des environnements assez uniques je dois dire au cœur de régions touristiques assez uniques sur le plan de la villégiature. 

Toute la gang avant un départ
Disons que sur cet aspect, en fouillant un peu, on pourrait peut-être dénicher quelques complexes hôteliers au Québec, en Estrie ou dans les Laurentides par exemple, qui souhaiteraient nous accueillir. Pour le reste, je dois admettre que nous ne sommes pas vraiment à la hauteur. Je pense à ma blonde, une maniaque de plein air, qui aime nager et fouiner dans les petites boutiques, qui est revenue de Lake Placid en me disant « Robert faut retourner là! Non, mais as-tu vu les montagnes et les vallées que nous avons traversées, la qualité des routes sur lesquelles nous avons roulé? » Elle m’avait fait la même observation à la Saint-Jean au Mont Washington. 
Line fière d'être monté au sommet


Mirror Lake à l'arrière de l'hôtel
et sa voie balisée de natation
(entrainement Ironman)

Circuit du lac Saranac
Vue des McKenzie Mountain  (Whiteface) au loin

Nous avons eu droit lors de ces deux voyages à des circuits de vélo hors du commun. Des circuits élites comme nous les aimons. Des montées et des descentes vertigineuses au travers lacs, rivières et montagnes. Des défis pour chacun de nous tous sur tellement d’aspects! Tu n’as qu’à regarder la frimousse du monde à leur arrivée, à la bière sur la terrasse, sur le bord de la piscine, les centaines de posts et d’images que les gens mettent sur Facebook pour comprendre l’enthousiasme et le bonheur vécu par le monde.


Un Selfie qui devrait passer à l'histoire
Ce sont souvent les mêmes qui participent à ces voyages et on ne se lasse pas d’en rencontrer de nouveau pour les intégrer à cette grande famille que nous formons. On sait reconnaître le style et la force de chacun, on connait un petit bout de vie de tous et chacun, le chemin parcouru pour s’être rendu là et selon notre humeur du moment ou de la difficulté à l’ordre du jour, les groupes se forment naturellement après maints échanges à la salle manger, sur le stationnement ou dans les chambres à coucher. Dis-moi donc Jobinne ou chérie, qu’est-ce que tu fais demain? Tu roules avec moi ou avec untel ou untel? Je ne le sais pas encore mon bébé, mais savez quoi le monde? Les parcours sont assez variés en termes de difficulté ou de distance, que « Ne t’inquiète bébé, demain je roule avec toi et les filles. J’ai laissé plusieurs cartouches aujourd’hui et je ne crois pas que mes jambes puissent suivre mes chums qui prévoient sortir même mollo! »  Foutaises leurs bonnes paroles me dis-je intérieurement. Tiens tiens et le lendemain, kossé que je vois? Je m’aperçois que je ne suis pas le seul gars qui accompagne sa blonde lol.

Au Sommet de la Rte 73 à Bear Cubby, 6,5 kilos à 5,5 % sur 325 M
Merci pour les organisateurs de ces voyages de mes deux clubs, Sport-en-Tête et Club Vélo Stoneham. Grâce à vous tous et aussi à leurs membres bien sûr, je vous remercie de m’accueillir et surtout de me faire vivre des moments inoubliables de camaraderie lors d’activités de vélo qui sont le cœur de ma vie!

P.S. Je remercie tous les gens à qui j'ai emprunté les photos


Coach BOB la gazelle!
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Aussi un rouleur!
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mardi 30 août 2016

Des nouvelles de Bob Coach la Gazelle....

30 août aujourd’hui! Je n’en reviens pas. L’été passe comme un coupe-vent! Et je prends conscience que je n’ai rien fait ici qui vaille depuis juillet. Je suis pas mal gêné envers vous qui  étiez habitués à me lire au moins une à deux fois par semaine par le passé. Enfin…

CVS Montagnes blanches Juin 2016
Qu’ai-je fait cet été pour vous négliger de la sorte? Bien, j’ai donné au suivant comme on dit. J’ai poursuivi mon travail d’encadreur dans les deux clubs dont je fais partie, soit Sport-en-Tête et Club Vélo Stoneham et je me suis occupé de mes cliniques de perfectionnement en vélo de route que j’ai mise sur pied au début de l’été. Cette approche plus zen face au vélo m’a fait prendre conscience jusqu’à quel point mes sorties d’autrefois plus costaudes entre amis (e) sont efficaces pour être top shape, pour maintenir un cardio affuté et avoir de la puissance dans les jambes pour pousser le gros braquet! « No pain no gain » n’a jamais été aussi vrai pour moi! 

Je suis tout de même heureux de ce changement de cap. Ma sagesse pour encadrer m’a valu une certaine popularité. J’ai dû malheureusement limiter le nombre de participants à mes groupes de vitesse parce qu’il se pointait trop de monde et ils semblaient très apprécier leur sortie, si je me fie à leurs commentaires à la toute fin. Toujours satisfaisant pour un encadreur d’assister aux réjouissances de ses cyclistes à l’arrivée d’une ride, de les voir s’entre féliciter de leur réussite!

Sortie vers les Équerres Clinique de perfectionnement
Mes cliniques de vélo ont également connu beaucoup de succès. Je ne me rappelle plus trop trop combien en ai-je organisé, mais ce que je sais, c’est que cela m’a exigé beaucoup de temps pour tout bien coordonner. Prévoir les parcours, planifier les cliniques, les annoncer et m’assurer que tout le monde soit au rendez-vous. Ma plus grande fierté dans ce projet est de m’être aperçue que mon intuition de départ pour mettre sur pied ces cliniques était réelle. Je savais que ces cliniques répondraient à un réel besoin et les remerciements chaleureux et insistants de mes participants en sont la preuve évidente. Sans prétention, à peu près tout le monde sans exception m’a dit s’être amélioré de beaucoup après leur clinique de formation, et ce, chez tous les calibres de cyclistes qui y ont assisté.  Et vous savez quoi? Si j’avais eu 40 ans et les capacités pour « caller » des cliniques pour les cyclistes plus expérimentés, mon constat aurait été le même sans vouloir vous vexer messieurs dames. La majorité des cyclistes, des moins aux plus expérimentés, ne savent pas comment se comporter sur un vélo selon le terrain qu’ils affrontent. Ils ignorent comment ce sport en est un de précision dans l’art de se tenir sur une bécane pour développer de la puissance sans trop dépenser d’énergie inutilement. Et je vous épargne les mauvais positionnements de vélo. C’est à se demander que font tout ce beau monde qui se disent sur les réseaux sociaux des experts en positionnement de vélo! Des selles trop hautes, trop basses, trop avancées ou pas assez reculées, des guidons mal inclinés, trop haut, avec des potences mal inversées et savez-vous quoi? Je n’ai pas besoin de machine à mesurer pour faire les correctifs!!

Je m’en voudrais de ne pas souligner les deux cliniques que j’ai données au groupe cycliste « Les roses » de Québec, qui se préparent toutes à affronter le parc de la Mauricie à la fin septembre dans le cadre du Défi du Parc. Ces femmes m’ont impressionné par leur esprit de solidarité, leur complicité et par leur désir de vaincre à leur façon le parc de la Mauricie aller-retour. Je leur souhaite toute bonne chance.

Club cyclistes Les Roses à une clinique de perfectionnement 

Chemin champêtre GTD
À part cela, j’ai fait, imaginez-vous donc, le Grand Tour Desjardins qui se déroulait en Outaouais cette année. À part plusieurs segments de routes, qui laissaient très à désirer lors des journées 2,3 4 au point de faire mauvaise presse aux régions concernées qui nous recevaient, je dirais que le Grand Tour demeure une belle organisation; la beauté des  sites où nous sommes arrêtés, les installations sanitaires, les ravitaillements, la signalisation sur les parcours, la qualité de la nourriture et les services de l’infirmerie! Bien oui, je l’ai visité imaginez-vous donc!

L’avant-dernière journée, je me suis fait coincé entre un garde-fous de route et une roue, alors que j’étais en danseuse lors d’un ralentissement subi, et vlan! Sur le côté mon Bob! C’est quand je suis arrivé chez moi et que j’ai vu la date de péremption de ma pommade (valide jusqu’à 06-2003) que j’ai compris que je n’avais pas visité le sol depuis 13 ou 15 ans! Que voulez-vous? Si les Froome et Contador peuvent y aller jusqu’à deux fois dans une semaine, je peux bien me permettre d’y aller une fois aux 15 ans!
Participants Classic Levass édition août 2016
L’un des derniers beaux moments de l’été, la tenue de la Classic Levass qui est devenue une tradition depuis quelques années. C’est une Classic sous invitation malheureusement, mais elle mérite que j’en fasse mention. Non, mais quel moment de bonheur que de rouler entre amis (e) sur un parcours sélectif, de se mesurer l’un contre l’autre en rigolant, en s’écoeurant, en s’attendant, et finir tout cela sur le bord d’une piscine et un gros BBQ cochon!

Line Rochefort
C’est lors de moments pareils qu’on remercie la vie de nous avoir fait naître ici et donner la santé pour pratiquer les sports qu’on aime. Je suis vraiment chanceux d’être si bien entouré d’amis(e) et d’avoir une blonde si merveilleuse qui prend soin de moi…hey çà, elle va aimer cela lol


Sur ce, je vous souhaite bonne fin de journée mes amis.




Coach BOB la gazelle!
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Aussi un rouleur!

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vendredi 15 juillet 2016

Les défis cyclistes des clubs, vous y participez vous?

Bon, je vais encore me faire critiquer ou m’attirer les foudres des organisateurs de sorties de vélo des deux clubs dont je fais partie, soit Sport-en-Tête et Club Vélo Stoneham.

Faites-vous partie d’un club vous autres? Si oui, avez-vous l’impression que les sorties s’allongent de plus en plus? Et il y a bien sûr les défis que ceux-ci organisent en plus. Tiens! Par exemple, la même fin de semaine très prochainement, mes deux clubs (les directions sont très proches l’une de l’autre) organisent des défis, c’est-à-dire des sorties de plus longue distance. On appelle cela des « défis » comme on commence à en voir de plus en plus. Ils rejoignent les jambes d’acier et les culs super résistants, deux qualités que je n’ai pas. Gras comme je suis, on repassera pour les jambes d’acier et avec mon ti cul, je peux vous assurer que lorsque j’atteins les 125 à 140 kilos, il me supplie de le ramener à la maison. Il est échauffé, meurtrie, endolori et tout le tralala. Et je ne vous ai pas parlé de mes schnolls encore que je graisse soigneusement avant de partir.

Donc, Sport-en-Tête dont le membership est d’environ 450 membres offre 3 distances lors de cette fin de semaine; 139 kilos (924M), 198 (626M) et 204 (1 027), rien de moins! Fiou!!

CVS, quant à lui, avec près de 125 membres offre une seule version avec divers ravitaillements pour ceux qui voudraient couper le circuit, mais l’original est de 167 kilos pour 750 M.

J’en parle parce que ma blonde m’en parle et si elle m’en parle de même, c’est parce qu’elle n’est surement pas la seule à voir les choses sous cet angle. Vous autres, comment accueillez-vous ces défis? Y participez-vous sans y réfléchir en vous disant « Enfin! Il était temps! » ou vous vous dites « Non, mais ils sont malades, moi je n’y vais pas, je vais faire ma petite sortie tout seul de mon bord ». Vous comprendrez que c’est la 2e réaction qu’elle exprime le plus régulièrement. Elle est une bonne rouleuse, elle aime le vélo, et c'est rouler avec ses chums et copines de club sur des distances plus raisonnables qui lui plait au plus haut point.

Non, mais entre vous et moi, elle a un peu raison vous ne trouvez pas? Moi-même, qui peut maintenir une excellente vitesse de croisière et qui ait de l’endurance (déjà 4 000 kilos au compteur), je ne choisis même pas les plus longues sorties de mes clubs les week end. Bien honnêtement, quand j’ai roulé moi entre 70 et 120 kilos dépendamment du dénivelé, je suis bien content d’arriver et d’aller manger mes chips et boire mon jus d'ananas/pamplemousse hi hi hi. Je me pose donc la question parfois, comment les gens réagissent en analysant les parcours qui leur sont proposés. Et je me pose cette question encore plus depuis que j’offre mes cliniques de perfectionnement à vélo. Sans vouloir leur porter ombrage, Je constate tout de même que certains élèves à mes cliniques ont des étapes à franchir avant de se lancer dans des parcours longues distances, et je ne fais pas seulement référence aux "défis" là, mais également pour les parcours moyens et longs.

Je m’interroge d’autant plus sur le nécessité d’organiser ces défis, puisqu'il commence à s'en organiser de plus en plus par des individus ou des petit regroupements à part. Ils sont souvent étiquetés ou organisés pour des « crinkés » comme ils aiment s’appeler. Mais, je m’interroge aussi sur les motifs en arrière de tout cela, parce que les clubs semblent resserrer de plus en plus leurs règles de sécurité pour rouler en groupe afin d’éviter les chutes et ces sorties sont justement sujettes à en créer le contraire, parce que certains cycliste peuvent s’être mal évaluer avant d’y participer, et la fatigue arrivant au RV, bien les risques de chute sont plus grands.

Certains pourraient être tentés de dire, il peut bien parler ce Bob, il en organise un lui aussi un défi dans deux semaines. Oui c’est vrai, j’invite les gens à m’accompagner prochainement pour un Parc de la Mauricie aller-retour, mais je ne suis pas un club moi, et c’est sur une base volontaire tout simplement. Et je prends bien soin de mettre en garde les gens que ce ne sera pas du gâteau et j’entre en contact avec tout le monde avant pour m’enquérir de leurs passé sur deux roues. Puis, personne n’attend après moi pour participer à des défis du genre.

Enfin, qu’en pensez-vous vous autres? Répondez à ce sondage et dites-moi ce que vous faites ordinairement.

P.S. Ah oui en passant voici quelques détails sur ma sortie pour le parc de la Mauricie


Coach BOB la gazelle!
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